Souvent présentée comme une méthode miracle pour détoxifier l’organisme, la monodiète a le vent en poupe car elle est beaucoup plus abordable et tenable que le jeûne.

Vous souhaitez éliminer les toxines qui encombrent votre organisme, vous nettoyer de l’intérieur, retrouver une belle énergie ? La monodiète peut certainement vous aider, toutefois cette pratique n’est pas à prendre à la légère.

Avant de vous lancer, lisez ce qui suit pour vous éviter des erreurs préjudiciables pour votre bien-être.

1. Comprendre la monodiète

Tout d’abord, il est important de comprendre ce qu’est une monodiète. Comme son nom l’indique, la monodiète est une cure qui consiste à consommer un seul type d’aliment aux propriétés intéressantes, comme le raisin, ou une seule famille d’aliments, par exemple les légumes verts.

La monodiète va engendrer deux mécanismes :

– une économie d’énergie digestive

– une autolyse : c’est le processus naturel d’autodestruction ou « d’auto-digestion » de certains tissus de l’organisme pour en récupérer les nutriments. Toutes les vieilles cellules de notre corps sont autodétruites en priorité. N’ayez crainte, le corps n’attaque pas les tissus nobles (le cœur, le cerveau…) avant 40 jours. Vous ne risquez donc rien avec une petite monodiète de quelques repas.

Toutefois, gardez en tête que la monodiète est une cure de détox, par opposition à la cure de revitalisation. Ce point est central car si sur le papier la monodiète présente de nombreux avantages, tout le monde n’est pas apte à suivre une cure de détox. Souvenez-vous que l’individualisation est le secret pour bien mettre en application les conseils d’hygiène de vie.

Avant d’entreprendre une monodiète :

♦ Assurez-vous déjà d’avoir une vitalité suffisante. Le bilan de vitalité est réalisé lors d’une consultation chez un-e naturopathe.

♦ Demandez à votre praticien-ne si votre constitution est neuro-arthritique ou sanguino-pléthorique. La première catégorie aura tendance à se refroidir, s’acidifier et se déminéraliser quand la deuxième penchera du côté de la chaleur, des excès et des surcharges.

♦ Soyez vigilent-e si vous êtes sensible au niveau de l’intestin, si vous êtes accro au sucre et si vous avez un terrain allergique.

2. Monodiète et cure saisonnière

La monodiète prend généralement la forme d’une cure de saison, c’est-à-dire que l’aliment choisi est saisonnier : le raisin en septembre, les asperges au printemps…

Deux options de cures s’offrent à vous :

– la cure d’un aliment de saison, consommé seul pendant au moins un repas. C’est la monodiète classique. Elle est généralement plus facile à suivre en été.

– la cure supplétive de saison : chaque repas est pris comme d’habitude (version saine autant que possible et plus légère tout de même) et on insère l’aliment de saison entre les repas, par exemple aux collations de 11h et 17h. Cette méthode complétive permet de bénéficier des propriétés pharmacodynamiques de l’aliment de saison, c’est-à-dire de puiser dans les bienfaits spécifiques de cet aliment, et ce, sans priver l’organisme. Par exemple la pomme est excellente pour la vésicule biliaire et le foie).
Ce format est à privilégier si vous êtes fatigué-e, dévitalisé-e, que vous avez tendance à la frilosité, que vous êtes neuro-arthritique.

Ces cures sont beaucoup plus douces qu’un jeûne, à la fois pour l’organisme et aussi pour l’aspect pratique et social.
Et pour autant, elles en ont les atouts : l’économie de l’énergie digestive permet un nettoyage et un drainage des toxines favorisant une meilleure vitalité et l’autoguérison. Elles améliorent la restauration de l’intestin et de la peau.

La monodiète et la cure supplétive ont également des répercussions sur le plan psychologique : une clarté d’esprit, un retour à soi, un apaisement psychologique…

3. Le choix des aliments

Portez votre choix sur les aliments en tenant compte de leurs vertus et contre-indications (voir infographie ci-dessus).

Vous pouvez les consommer sous différentes formes :
Liquide : jus, smoothies, bouillons, soupes
Solide : aliments consommés entiers

Notez que les aliments crus sont plus revitalisants, les cuits sont drainants.

Dans tous les cas :
Aliments d’origine végétale uniquement. Pas de monodiète de produits d’origine animale (laitages, viande, poisson, œufs)
Aliments faciles à digérer : pas d’oléagineux, de légumineuses
Prudence avec les aliments acides (agrumes, ananas…), très concentrés en sucre (jus de fruits, fruits séchés…), potentiellement allergisants (fraises…)

4. Conseils pour réussir votre monodiète

– Utilisez exclusivement des produits d’origine biologique
Adaptez la durée et le rythme selon votre profil (ressentis, mode de vie, caractéristiques personnelles, consitution…)
Adaptez la durée et le rythme selon l’aliment choisi
Adaptez la quantité consommée au but recherché
– Sortez du rythme habituel des 3 repas, préférez les petits repas fréquents
Buvez de l’eau et des tisanes de qualité et en abondance
Sollicitez vos émonctoires (organes filtres) : lavements, exercice physique, exercices respiratoires, massages…

La monodiète vous tente ?

Êtes-vous plutôt pour une cure supplétive ou une monodiète pure ?

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